N o t r e v o c a t ion 11 l’expérience de la réalité de l’Église dans votre vie quotidienne ? » Alors nous devons affirmer que c’est bien le cas, par la grâce de Dieu. Jésus promet que là où deux ou trois sont réunis en son nom − c’est-à-dire dans l’amour et l’obéissance qui lui sont dus − il est au milieu d’eux. Dans ce cas, leur communauté est unie à la seule Église sainte, universelle et apostolique. Le Christ est à la tête de cette Église. De même qu’un cep alimente plusieurs sarments, il unit les divers groupes de ses disciples sur la terre, en leur conférant son autorité, son unité et sa mission. Le chemin de la paix 10 La paix représente l’essence du Royaume de Dieu. Le Christ a confié à son Église l’Évangile de paix. « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. » Lui-même est notre paix. En lui prend fin toute division. Il veut que nous devenions des artisans de sa paix. Dans ce but, il nous demande d’être dans le monde sans être du monde. Nous ne devons pas nous conformer au monde présent qui est tombé sous la domination du péché et de la mort, des puissances qui s’opposent à Dieu. Mais nous ne devons pas non plus le mépriser. « Dieu a tant aimé le monde… » Le Christ nous appelle à ce même amour. À son service, nous ne pouvons pas vivre à l’écart ou nous retirer du monde. Il nous demande d’être une ville sur une hauteur, une lampe sur son support et le sel de la terre. Son Église doit être l’ambassade de son Royaume de paix, établie dans le monde présent comme en une juridiction étrangère. Mt 18,18–20 Mt 28,19–20 Ga 3,26–29 Ep 1,22–23 Jn 15,1–8 Jn 20,21–23 Mt 16,19 Es 9,6–7 ; Ps 85,8–13 ; Rm 14,17 Ac 10,34–38 ; Ep 6,14–15 Jn 14,27 Ep 2,14–18 ; Mi 5,4–5 Mt 5,9 ; Ps 34,11–14 Jn 15,18–19 ; 17,14–18 Rm 12,2 Jn 3,17 ; 12,47 Jn 3,16 Mt 5,43–48 Col 2,20–23 ; Jr 29,7 Mt 5,13–16 2Co 5,18–20 He 13,14 ; 1P 2,9–11