N o t r e v o c a t ion 17 qui est malade ou en prison. « En vérité, je vous le déclare, chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits, qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » Avec les premiers chrétiens, nous considérons que la religion est fausse quand elle ne manifeste pas son authenticité par des œuvres de justice sociale. 17 Aimer notre prochain, c’est laisser notre porte ouverte. Les bénédictions d’une vie en communauté de frères et de sœurs sont pour tous ceux qui, riches ou pauvres, qualifiés ou non qualifiés, sont appelés à suivre avec nous le chemin du discipulat. 18 L’amour du prochain implique pour nous le renonce- ment à toute propriété privée, racine de tant d’injustices et de violences. Le Christ enseigne à ses disciples à rejeter Mamon – le désir de posséder et de la puissance qui lui est liée. Il met en garde : « Qu’il est difficile à ceux qui ont les richesses de parvenir dans le Royaume de Dieu ! » Il voyait dans le cœur de ce jeune homme riche qu’il aimait, quand il lui disait : « Une seule chose te manque ; va, ce que tu as, vends-le, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel ; puis viens, suis-moi. » Mamon est l’ennemi de l’amour. Il pousse certains à accu- muler des fortunes individuelles, tandis que des millions d’autres mènent une vie de misère. En tant que puissance au sein des systèmes économiques, il engendre l’exploita- tion, la fraude, le matérialisme, l’injustice et la guerre. Tout ce qui sert Mamon s’oppose à la loi de Dieu. Celui qui garde quelque chose pour lui-même méprise Mt 25,40 Jc 1,27 Dt 10,12–21 ; Ps 112 He 13,2 Lv 19,33–34 Col 3,11 ; 1Co 14,23–25 Lc 12,32–34 Jc 4,1–4 ; 1Tm 6,9–10 Mt 6,19–21.24 Lc 18,24 Mc 10,17–22 Jc 5,1–6 ; 1Jn 2,15–17 Jr 22,13–17 Ez 28,1–19 ; Ap 18 Am 5,11–24 Mt 5,42 1Jn 3,16–18