L E S F O N D E M E N T S 58 Si nous nous apercevons que quelque chose nous sépare de Dieu ou de nos frères et sœurs avant de prendre ce repas, nous devons d’abord nous réconcilier. Nous pour- rons ensuite nous approcher de la table du Christ avec des cœurs libérés. Selon une tradition des premiers chrétiens, le pain et le vin sont en eux-mêmes des symboles d’unité.* Pour faire du pain, on récolte des grains provenant de plusieurs champs ; on les cuit ensuite afin qu’ils deviennent une seule miche. Pour faire du vin, on vendange du raisin issu de plusieurs vignes ; on le presse ensuite afin qu’il devienne une seule boisson. Il en est de même pour l’Église, qui rassemble des gens issus de nombreux pays et nations afin que tous deviennent un en Christ. 72 La sainte Cène est un repas d’action de grâce, une célébra- tion de la victoire du Christ sur le péché et sur la mort. Par elle, nous proclamons sa mort jusqu’à ce qu’il revienne. Ce banquet offre un avant-goût de son retour – du grand festin des noces annoncé par l’Écriture, quand il reviendra, lui, l’Époux, pour s’unir à son Épouse, l’Église. L’imposition des mains 73 Le Christ a conféré à l’Église l’autorité d’agir en son nom. L’imposition des mains est un signe de cette auto- rité, utilisé par le peuple de Dieu depuis les temps les plus anciens pour lui demander sa bénédiction, pour qu’il se consacre spécialement une personne, ou qu’il confère la puissance de son Esprit. * Didachè : 9,4 (vers 60–110) Mt 5,23–24 1Co 11,23–26 Ap 19,6–9 Mt 16,19 Gn 48,14 Nb 11,16–25 ; 27,15–23