L es a c t es e c c l é si a s t i q ues 61 Royaume de Dieu. Pour retrouver sa communion, ces frères et sœurs doivent rendre compte de leurs agissements devant l’Église. Ils la réintégreront ensuite par la porte qu’ils avaient franchie au moment de leur baptême − celle de la repentance, de la confession et du pardon. La correc- tion fraternelle rend cela possible. La correction fraternelle est au service des adultes croyants baptisés qui souhaitent prendre un temps de repentance pour se réconcilier avec Dieu et l’Église. Il s’agit d’une période de réflexion silencieuse au cours de laquelle la personne concernée se distancie de la pleine participa- tion à la vie communautaire. Par le silence, on se libère des préoccupations quotidiennes et le cœur peut retrouver la paix. C’est l’occasion de purifier sa conscience de ce qui l’oppresse et de se tenir en présence de Dieu. Au cours de cette période, l’Église-communauté redouble d’amour pour ceux qui prennent le temps de s’amender. Elle est tout particulièrement soucieuse de leurs besoins maté- riels et les porte constamment dans ses prières. Chacun de nous partage avec eux un même besoin du jugement et du pardon de Dieu. Bien comprise, la correction fraternelle est une grâce, un signe de la miséricorde de Dieu, un acte d’espérance. Dans notre Église-communauté, cette faveur n’est accordée qu’à ceux qui y aspirent et qui le demandent. Il ne s’agit pas d’une punition. Cela n’a rien à voir avec un bannisse- ment, une exclusion ou toute autre forme de contrainte. En abuser dans un tel but est un péché. Bien plutôt, les membres qui prennent le temps de s’amender restent nos Mc 9,42–50 ; Mt 25,1–13 Lc 13,22–30 2Co 2,5–11 Ps 62,1–2 ; 131 Jl 2,12–13 ; Ez 36,25–27 Lc 15,22–24 ; Ga 6,9–10 Lc 18,9–14 ; 1P 5,5–7 He 12,3–13