L es a c t es e c c l é si a s t i q ues 65 femme l’assistera. Il ne la dominera pas, mais il l’aimera et la servira dans l’humilité. Lors d’un mariage dans nos communautés, le fiancé promet de toujours honorer et respecter son épouse. On lui rappelle l’avertissement de l’apôtre Pierre selon lequel, s’il négligeait cela, Dieu pour- rait refuser ses prières. De même, une femme doit aider son mari en tout ce qui est bon. Par-dessus tout, les époux partagent la même responsabilité de se conduire mutuelle- ment à se rapprocher toujours davantage du Christ. Le mariage est un grand bien, mais pas le plus grand. Pour un croyant, le Christ passera toujours avant tout, y compris avant le désir de se marier (si l’on est célibataire) ou avant l’engagement envers son conjoint (si l’on est marié). Dans nos communautés, les membres ne peuvent se marier qu’avec la bénédiction de l’Église-commu- nauté. Tous nos mariages doivent avoir pour fondement une même foi en Christ et une même consécration à son service. Au moment de leur mariage, le fiancé et la fiancée promettent de ne jamais se suivre dans ce qui est mauvais, et de placer l’obéissance au Christ et à son Église au-dessus de leur attachement mutuel. Cette promesse garantit le fondement sur lequel le mariage chrétien est bâti. 82 Le Nouveau Testament parle de l’union de l’époux et de l’épouse comme d’un saint mystère, un signe de l’amour du Christ pour l’Église. Jésus lui-même a comparé le Royaume de Dieu à un festin de noce. Nous entrevoyons ici la plus profonde signification du mariage : un signe qui annonce la venue de la perfection du règne de l’amour en Christ. Col 3,19 1P 3,7 1Jn 4,7–21 Mt 19, 10–12 1Co 7,39 ; 2Co 6,14–18 Ep 5,21 ; Lc 14,26 Ep 5,31–32 ; Os 2,14–23 Mt 22,1–14 ; 25,1–13 Ap 19,6–7