L a v ie en c o m m un a u t é 83 vie de l’Église-communauté. Chaque repas est une occa- sion de rendre grâce. Nous invitons souvent des visiteurs, voisins, amis ou nouveaux venus comme hôtes à notre table, dans les logements de nos familles ou au réfectoire communautaire. En pratiquant l’hospitalité, comme l’Écriture le commande, tous sont enrichis. Lors de nos repas communautaires, nous fêtons divers événements, notamment toutes sortes d’anniversaires, souvent avec des spectacles préparés par les enfants, de la musique, ou d’autres divertissements. Nous célébrons la plupart des jours fériés du calendrier ecclésiastique d’une façon parti- culièrement festive : l’Avent et Noël, la Semaine sainte et Pâques, l’Ascension et la Pentecôte. Vécu dans l’action de grâce, chaque repas prend une signification profonde, inspirée par l’exemple de Jésus. Il mangeait et buvait avec des exclus et des pécheurs. Il a donné à manger à cinq mille personnes. Il rompait le pain avec ses disciples en signe d’amitié. Dans l’Écriture, il parle de son désir de demeurer avec eux de cette manière : « Voici, je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je prendrai le repas avec lui et lui avec moi. » C’est ainsi que nos repas communautaires peuvent devenir des moments bénis de fête pour la communauté. Ils anti- cipent le terme de notre espérance : la venue du Royaume de Dieu. Jésus parlait de ce jour comme d’un festin de noce, auquel tous sont invités. Ce festin est décrit symbo- liquement dans le livre de l’Apocalypse ; ce sera un grand rassemblement de tous les peuples et de toutes les nations pour célébrer la victoire de l’amour et de la justice de Ac 2,46 1Tm 4,4 He 13,1–2 ; 1P 4,9 Mc 2,13–17 ; Lc 14,12–24 Jn 6,1–15 Jn 21,1–14 Ap 3,20 Mt 22,1–14